
9 lignes d’importance historique considérable : André Breton y présente les conclusions de son célèbre texte « Pour un art révolutionnaire indépendant », co-rédigé avec Léon Trotsky, constituant l’aboutissement d’années de réflexions sur les liens entre art et politique, de la part de deux acteurs majeurs de l’histoire. « Ce texte, reproduit dans Documents surréalistes, conclut à l’indépendance de l’art et annonce la fondation d’une fédération internationale de l’art révolutionnaire indépendant. Breton donne également la preuve de la participation de Trotsky à l’écriture du texte, contrairement à ce qu’en indique l’édition : pour des « raisons tactiques », celui-ci « subsistât à son nom le nom de Diego Rivera » bien que « celui-ci ne prit aucune part à sa rédaction comme l’atteste le manuscrit. « Du moins cela ne nous empêcha-t-il pas d’élaborer un collaboration un texte qui devait paraitre sous le titre « Pour un art révolutionnaire indépendant ». Ce texte, reproduit dans Documents surréalistes, conclut à l’indépendance de l’art et annonce la fondation d’une fédération internationale de l’art révolutionnaire indépendant, qui devait par la suite être désigné plus brièvement sous le nom de F. I. A. R. Bien que, pour des raisons d’ordre tactiques, Trotsky ait voulu qu’à l’impression on subsistât à son nom le nom de Diego Rivera, celui-ci ne prit aucune part à sa rédaction comme l’atteste le manuscrit en ma possession où l’écriture de Trotsky, et de lui seul, alterne avec la mienne. Dans l’édition des ouvres complètes de la Pléiade, on trouve des passages similaires, nous laissant supposer que ce manuscrit correspond à un texte de radio, écrit par Breton pour préparer une de ses interventions après-guerre.


