COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918

COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918
COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918
COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918

COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918
Femme de lettres française, actrice et journaliste. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, le 27 mars 1918, 2 pages in-4 sur papier bleuté : 254 x 197, accompagnée de son enveloppe timbrée à la date du 27 mars 1918. Malgré l’utilisation de l’expression « mon cher vieux ami que j’aime », c’est bien à Marguerite Moreno que Colette adresse cette émouvante lettre. Restée à Paris, Colette survit, entre la peur des bombardements qui s’estompe progressivement, supplantée par celle, encore plus terrible, de ne plus revoir son mari (Sidi). « Écrire aujourd’hui? Je n’ai qu’une chose à t’écrire, la même que demain : j’ai appris que Sidi est entre Ham et Noyon. Cela suffit bien à emplir une lettre, n’est-ce pas? Évidemment je « tiens », mais je n’ai pas de lettres, je ne peux pas en avoir. Alors. J’ai un grand mal de tête et je me promène beaucoup. On ne nous bombarde plus, depuis 24 heures au moins. Et puis, tu sais, les alertes de nuit, les tambours et tout l’orchestre, ce que je m’en f. En ce moment. C’est pas une alerte de nuit qui me fera lever, moins maintenant que jamais. À part mon état d’Ham ah! Du moins je le crois. Alors, comme souvent, l’écriture apparaît comme comme un remède. « Vois à quoi tu échappes, et réjouis-toi de tout ce que tu rencontres ; pourvu que tu me l’écrives. [.] Mais j’avoue que je suis un peu décollée. Vieillir, comme ce serait beau, et dépasser ce moment qui est comme une boule dans la gorge. Trace d’onglet en marge.
COLETTE. Lettre autographe de Colette à son amie Marguerite Moreno, 1918

COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno

COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno
COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno
COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno
COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno

COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno
Lettre autographe signée, le 5 juin 1914, 3 pages in-12 : 149 x 112, sur papier à lettre à l’en-tête du 19, avenue Mac Mahon – Wagram 91-50, accompagnée de son enveloppe timbrée à la date du 5 juin 1914. Lettre à quatre mains, rédigée en partie par Colette et en partie par son époux Henri de Jouvenel. Elle est adressée à Marguerite Moreno Chez les Zoaques. Il s’agit de la demeure de Sacha Guitry et de Charlotte Lysès. Elle évoque un séjour prochain dans sa propriété de Rozven, acquise par Missy en 1910 et que cette dernière lui laissa lors de leur rupture : « Tu vois, j’ai déménagé, les Boudet? , qui habitent comme tu sais rue Cortambert, te prient à dîner jeudi 10? Parce que je vais à Rozven. La lettre est signée Collerette. La partie rédigée par Henri de Jouvenel est un curieux poème bachique dont nous n’avons trouvé aucune occurrence : « Démone aux almes cheveux vieux sourire au haut gout de l’acajou vineux qu’habite un démiurge incertain. Je suis la Grèce et toi l’Épire qu’attends-tu pour nous réunire (sic)? Vieux vampire circoncire L’ennui royal et dur dont le dard noir me point. Je voudrais bien mettre quelque chose pour Sacha mais quand il saura que je ressemble à la momie de Ramsès II ça ne lui fera plus plaisir. Quelques gouttes ont taché l’enveloppe. Reste d’onglet en marge.
COLETTE. Lettre autographe signée, le 5 juin 1914 à Marguerite Moreno