Lettre d’officier témoin Révolution Haïtienne 1791 revenant des Antilles

Lettre d'officier témoin Révolution Haïtienne 1791 revenant des Antilles
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Lettre d'officier témoin Révolution Haïtienne 1791 revenant des Antilles
Lettre d’officier témoin « Révolution Haïtienne » 1791 revenant des Antilles. Destinataire : Capitaine DE BOISCONTEAU né vers 1760- +? I ci-devant Poitou / à Brest et lettre écrite par le Lieutenant DE FALGUERETTES (meilleur orthographe retenu à ce jour pour cette famille, plusieurs ayant existés) du. I ci-devant Poitou, revenu des Antilles un peu avant son collègue. Au verso : cachet de cire rouge « Monogramme ». Filigrane : « D & CBLAUW ». « Morlaix le 17 mai 1791. Vous m’avez fait grand plaisir, Monsieur, de me confirmer le retour. Du second bataillon en France, et de m’apprendre les nouvelles. De St-Domingue et de la Martinique. J’ai reçu à Landerneau le. Même jour que votre lettre un paquet de M DE LEZEY qui contenait. Le bulletin de toutes leurs opérations depuis leur départ de Brest. Jusqu’au 29 mars. Aussitôt que je ferais informer de la destination du. Second bataillon, j’aurais soin de vous en faire part ; vous faites très bien. D’attendre à Brest, ainsi que M D’AVERTON et M DE DALVY, jusqu’à ce. Que vous (.) ou vous devez aller rejoindre. Nous avons voyagé avec tranquillité, et par un beau temps ; mais. Je ne répondrais pas plus de la durée de l’un que de l’autre. Veuillez bien recevoir, Monsieur, les assurances du très sincère. Attachement, avec lequel j’ai l’honneur d’être votre très humble et. Entre janvier et juin 1791, la Révolution haïtienne n’a pas encore éclaté dans sa forme insurrectionnelle (qui commence en août 1791), mais la colonie de Saint-Domingue est traversée par des tensions sociales et politiques croissantes. Entre janvier et juin 1791, la Révolution haïtienne est en gestation. Les esclaves ne se sont pas encore soulevés, mais les tensions entre colons blancs et libres de couleur atteignent un point de rupture. L’insurrection générale éclatera deux mois plus tard, en août 1791, et marquera le début de la première révolution d’esclaves victorieuse du monde moderne. Le départ du 2? Bataillon du régiment de Poitou vers la Martinique en 1791 s’inscrit directement dans le contexte des tensions coloniales. Contexte militaire et colonial. L’insurrection générale des esclaves éclatera en août 1791. Martinique et autres colonies : les autorités craignaient que les troubles s’étendent à toutes les Antilles françaises. La France révolutionnaire décide donc d’envoyer des troupes métropolitaines pour renforcer la présence militaire et maintenir l’ordre. Le régiment de Poitou. Le régiment de Poitou (infanterie) faisait partie des unités de ligne de l’armée royale, intégrées ensuite dans l’armée révolutionnaire. En 1791, son 2? Bataillon est envoyé en Martinique pour prévenir toute contagion révolutionnaire et réprimer les éventuelles révoltes. Ces troupes avaient pour mission de soutenir les colons blancs, protéger les plantations et maintenir l’autorité française face aux revendications des libres de couleur et aux risques d’insurrection des esclaves. Le départ du 2? Bataillon du régiment de Poitou vers la Martinique en 1791 est une conséquence directe des tensions coloniales dans les Antilles, liées à la Révolution française. La France cherchait à prévenir et contenir les troubles qui s’annonçaient, notamment après les premières revendications des libres de couleur et avant l’explosion de la révolte des esclaves à Saint-Domingue en août. En 1791, le régiment de la Martinique, qui s’était révolté en 1790, était toujours retranché au fort Bourbon. Afin de débloquer la situation le régiment de la Guadeloupe, appelé pour combattre cette insurrection, se révolta également et alla rejoindre les insurgés. Les 2e bataillons des 31e, 34e et 58e régiment d’infanterie furent embarqués à Brest ainsi que le 2e bataillon du 25e embarqué à Nantes et débarquèrent en Martinique pour être employé contre les rebelles. Les 2e bataillons des 25e et 34e refusèrent d’agir contre les rebelles. Ils furent renvoyés en France et débarquèrent en juin à Rochefort et à Brest. Le 2e bataillon du 58e refusa quant à lui de débarquer et revint en juin à Brest. Lettre écrite par le Lieutenant DE FAGUERETTES – 25? Régiment d’infanterie (ci-devant Poitou). Dans ce pli il explique entre autres être revenu lui aussi des Antilles en 1791. Le nom apparaît sous plusieurs formes dans les lettres & documents. Falgueiretes (orthographe de cette lettre), Falguerettes (plus courant), Falguièrette / Falguièrettes, de Falguerette(s) (forme noble probable). Les documents militaires de l’époque révèlent souvent ce type de variations pour les mêmes individus. Forme la plus vraisemblable : « de Falguerettes ». Il s’agit d’un nom d’origine méridionale (Quercy / Rouergue / Languedoc), appartenant à la petite noblesse militaire. Grade dans le 25? Régiment. Sous-lieutenant (puis peut-être lieutenant après 1791). Il n’était pas capitaine, ce qui explique son absence des listes imprimées. Il faisait partie des officiers subalternes envoyés aux Antilles, souvent en renfort ou en remplacement. Les registres coloniaux mentionnent un « Falguerettes, officier du régiment de Poitou » en garnison dans les Antilles françaises, très vraisemblablement. À la Martinique, peut-être détaché un temps à Saint-Domingue ou la Guadeloupe (pratique courante). Il fait partie des officiers rapatriés fin 1790 – début 1791, comme le capitaine de Boisconteau. Retour en France en 1791. Il est mentionné dans plusieurs documents administratifs comme. « Officier Falgueirettes, du régiment de Poitou, revenant des îles du Vent ». Les « îles du Vent » désignent la Martinique, la Guadeloupe, la Grenade, la Sainte-Lucie, etc. Départ des Antilles : entre novembre 1790 et février 1791. Arrivée en France : février-avril 1791. Rattachement au 25? RI : printemps 1791, lors de la réorganisation complète du régiment. Il rejoint alors son bataillon, probablement le 1er bataillon, mais la présence de plusieurs officiers coloniaux au 2? Bataillon rend possible son affectation finale à celui-ci. Les traces de cet officier deviennent très faibles, ce qui laisse trois hypothèses. Très probable compte tenu de son origine. Qu’il a été intégré dans une demi-brigade en 1793. Qu’il a émigré. Certains registres d’émigrés comportent des noms proches (« Falguerette »). Hypothèse sérieuse mais non prouvée. PARCOURS MILITAIRE RECONSTITUÉ du Capitaine de BOISCONTEAU né vers 1760- +? 25? Régiment d’infanterie ci-devant Poitou. Les différentes orthographes relevées. De Boisconteau / de Boisconteaux / Bois-Contaut / Boiscontot. Ce patronyme apparaît dans. La petite noblesse militaire de l’Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge), des familles ayant fourni des officiers aux régiments provinciaux depuis le XVII? Siècle. Son nom correspond parfaitement au recrutement traditionnel du régiment Poitou. (les capitaine en 1791 ont en général 15 à 20 ans d’ancienneté). Il appartient donc à la génération d’officiers formés sous Louis XVI, avant la Révolution. Le capitaine de Boisconteau revient de Martinique au printemps 1791. (= mention directe dans cette lettre du 17 mai 1791). Le régiment Poitou fournit. Des compagnies de fusiliers, des cadres d’officiers, aux garnisons de Martinique, Saint-Domingue, Guadeloupe. Il a donc servi. Lieutenant d’une compagnie de fusiliers, puis capitaine vers 1790. Les campagnes d’outre-mer à cette époque comportent. Défense de forts côtiers (Fort-Royal, Saint-Pierre), lutte contre les rebelles locaux et les troubles familiaux entre colons, surveillance maritime contre les Anglais. Promotion au grade de capitaine. 1790 (ou fin 1789) b. Eaucoup d’officiers présents aux Antilles ont été promus sur place. Faute d’effectifs, décès (fièvres), mutations internes. Son retour en 1791 comme capitaine (mention sur ce pli) déjà confirmé le prouve. Retour en France – début 1791. Plusieurs convois quittent la Martinique, souvent via Fort-Royal? Brest/Rochefort, avec quarantaine obligatoire (fièvres jaune et paludisme). Le capitaine de Boisconteau arrive en France entre mars et mai 1791. Il est réaffecté à son unité d’origine. 2? Bataillon du 25? Régiment ci-devant Poitou. C’est exactement ce que dit la lettre du 17 mai 1791. Garnison dans le Nord – 1791. Une fois rentré, il rejoint son bataillon. Les capitaines revenus d’outre-mer sont très utilisés pour. Réorganiser les compagnies décimées, instruire les recrues, assurer la discipline dans une période de troubles civils. Année 1792 – entrée en guerre. Le 25? Régiment participe à. La défense du camp de Maulde « Campagnes Révolutionnaires du Nord ». Les mouvements de couverture : Valenciennes, Condé, Maubeuge. Quittent le service, rejoignent l’armée des Princes, ou continuent dans les demi-brigades. Le nom Boisconteau n’apparaît pas dans les listes d’officiers de demi-brigades en 1793. Il quitte le service entre fin 1792 et 1793. Comme de nombreux officiers nobles d’origine provinciale. Émigré, pris sa retraite, servi localement dans la garde nationale, ou avoir été rayé des cadres comme « officier noble non loyal ». Aucune trace claire ensuite sans rechercher son dossier individuel au SHD (Service Historique de la Défense -Paris-). Estimation: 400 – 600 euros. N’hésitez pas à faire des offres. D’autres objets similaires en vente, consultez ma boutique 29collections. Critères de qualités et abréviations (principalement pour timbres et lettres postales). Tous nos timbres sont garantis authentique. DÉFECTUEUX : timbre avec défauts, généralement filet touché pour les non dentelés, dentelure incomplète pour les dentelés. 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Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d’Outre tombe

Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe
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Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe
Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe
Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe

Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe
(Précision: sur photos, si marques rouges ou noires elles sont non inscrites à l’origine, c’est un montage réalisé grâce à « PAINT » & « PICASSA » pour vous, tout blason ou photo ne sont à vendre sauf mention contraire dans descriptif, ils ont servi pour les recherches concernant le document). Le Site, recopiez ce lien dans navigateur google. Lettre 1800 témoignage décès cousine Vicomte DE CHATEAUBRIAND. Relaté dans ses « Mémoires d’Outre tombe ». Type de document: lettre postale « marque postale & manuscrite sur le recto ». Nombre de document: 1 – Nombre de pages: 2, 1 écrite. Lieux: Paris à Rennes, France. Date: 5/12/1800 (14 Frimaire an 9) – période CONSULAT 1799/1804 – Premier Consul « NAPOLEON BONAPARTE ». Lettre autographe signée L. : la lettre est entièrement écrite par son signataire. Celui-ci peut signer de son prénom, de ses initiales ou de son nom. Lettre à la Vicomtesse DE BEDEE Marie-Angélique-Fortunée-Céline-Renée née GUINGUENE 1729-? Portrait du Vicomte CHATEAUBRIAND, filleul de la Vicomtesse DE BEDEE qui reçu ce pli en 1800. De Chateaubriand, né le. Il est considéré comme l’un des précurseurs et pionniers du romantisme français. Et l’un des grands noms de la littérature française. Issu de la noblesse. Membre le plus célèbre de sa famille. Chateaubriand s’inscrit politiquement dans la mouvance royaliste. Auprès de souverains divers, il est nommé, en 1822, sous la Restauration. Ministre des Affaires étrangères. Et occupe cette fonction jusqu’en 1824. Sous le règne de. Il compte parmi les ultraroyalistes. Les nombreuses responsabilités politiques et diplomatiques qui jalonnent sa carrière ainsi que son goût pour le voyage, en Amérique puis dans le bassin méditerranéen. Structurent une vie marquée par l’ exil. Et la nostalgie de la stabilité. Ses premières publications majeures, l’ Essai sur les révolutions. (1797) et le Génie du christianisme. (1802), manifestent son engagement politique alors en faveur de la contre-révolution. Et en défense de la société d’Ancien Régime. Mais la question idéologique s’entremêle très rapidement à la promotion d’une esthétique originale qui remporte un grand succès populaire et littéraire : la description de la nature. Et l’analyse des sentiments du « Moi. », qu’il met en ouvre dans les fictions Atala. D’abord publiées comme illustrations des thèses du Génie puis rattachées au vaste cycle romanesque des Natchez. (intégralement paru en 1826), elles sont un modèle pour la génération suivante des écrivains français. Sa propension au mystère, à l’amplitude, à l’emphase, à la grandeur mélancolique, sa tentative d’exprimer une souffrance indicible et sa soif d’ exotisme. Qu’il réaffirme dans le récit de son voyage en Méditerranée Itinéraire de Paris à Jérusalem. , lui ont valu d’être considéré a posteriori comme l’un des « préromantiques. » les plus influents de sa génération. La sensibilité douloureuse de ce. « vague des passions. Illustré à travers le personnage de René, connaît une importante postérité dans le romantisme français. Le « mal du siècle. Ou le « spleen. Peuvent en être considérés, entre autres, comme de lointains avatars. Mais l’ouvre monumentale de Chateaubriand réside dans les Mémoires d’outre-tombe. Parus à titre posthume dès 1849, dont les premiers livres recréent son enfance et sa formation dans son milieu social de petite noblesse à Saint-Malo et à Combourg. Les livres suivants relèvent davantage du tableau historique des périodes dont il a été le témoin de 1789 à 1841. Ce texte, à la fois chef-d’ouvre autobiographique. Et témoignage historique de premier plan, manifeste une évolution de sa prose qui ne demeure pas moins influente sur la littérature française. Les Mémoires d’outre-tombe sont la principale ouvre de François-René de Chateaubriand. Sous le titre Mémoires de ma vie, et s’achève en 1841. L’édition originale des Mémoires d’outre-tombe, titre final du projet, est publiée en douze volumes entre 1849. Chez Penaud frères (Paris), après une diffusion en feuilleton. Dans le journal La Presse. Chateaubriand souhaitait que ces mémoires ne soient publiés qu’après sa mort, d’où leur titre. Décrit les Mémoires d’outre-tombe comme un. Concernant le mari de la Vicomtesse DE BEDEE, l’oncle du Vicomte DE CHATEAUBRIAND. (la mère de l’écrivain est la sour de Antoine de Bedée). A l’évidence c’est une des silhouettes les plus affectueusement dessinées de tous les Mémoires d’outre-tombe. Il se destina de bonne heure à la carrière des armes : à l’âge de 17 ans, le 17 septembre 1744, il fut reçu page du roi ; il accompagna Louis XV en cette qualité dans la campagne de Flandre et assista à la bataille de Fontenoy qu’il aimait à raconter. Il bâtit Montchoix en 1759 et y établit sa résidence. Le 11 mai 1745. Armes famille « DE BEDEE ». Est un gigantesque dispositif de pompage. Des eaux de la. Par le maître charpentier et mécanicien liégeois. D’après le projet d. Elle s’inspirait des machines d. Ce qui en faisait l’une des machines les plus complexes de son temps. Elle fonctionna 133 ans, mais ne parvint jamais longtemps à fournir le débit attendu, et fut remplacée, en. Par plusieurs pompes successives plus performantes, jusqu’à des électro-pompes en. Marques postales: au recto R/ marque postale de départ de Paris en port dû triangle ouvert. Au verso V/ cachet de cire. (LAC) 2 pages, 1 écrite, signature C. Dimensions: 11 x 9 cm. + Liens = recherches, concernant ce document: personnages, lieux, édifices… Recopiez les liens dans navigateur google. Sur Vicomtesse DE BEDEE et son mari en lien au Vicomte DE CHATEAUBRIAND = généalogie. Sur Bataille de Fontenoy. Sur Vicomte DE CHATEAUBRIAND François-René. Sur MEMOIRES D’OUTRE TOMBE. Sur BUCHERE Avocat au Parlement de Paris « Franc-maçon ». Sur LA LOGE DES ELEVES DE LA NATURE. Sur MACHINE DE MARLY. Seul le document est à vendre (lettre, document, monnaie), les images ont parfois des explications avec: portraits, blasons, cartes, photos, châteaux… Etc ils ne sont pas à vendre, ils servent d’argumentation à l’objet.
Lettre 1800 témoin décès cousine CHATEAUBRIAND relaté Mémoires d'Outre tombe

Victor Hugo / Funérailles (1885) / Belle Lettre Autographe D’un Témoin

Victor Hugo / Funérailles (1885) / Belle Lettre Autographe D'un Témoin

Victor Hugo / Funérailles (1885) / Belle Lettre Autographe D'un Témoin
Funérailles de Victor Hugo (1er juin 1885). Lettre autographe signée dun dénommé « A. Vuillaud » à ses parents, Paris, 2 juin 1885, 6 pages in-12. Longue lettre passionnante dun inconnu qui a assisté la veille aux funérailles nationales de Victor Hugo. « Somme toute fort peu de recueillement mais en revanche un enthousiasme indescriptible, un vrai jour de grande fête ». Cétait hier le grand jour de deuil pour Paris, on transportait le corps de Victor Hugo au Panthéon. Vous dire laffluence de monde est impossible, toute personne valide était sur pied ; on a estimé la quantité de curieux à 2 millions et le cortège à 1 million cest vous dire que tout Paris assistait aux funérailles. Les écrasements ne se comptait pas étant donné la cohue formée principalement à lintersection des rues. Il a fallu pour maintenir la foule à certains moments la faire repousser par les municipaux à cheval et manu, comme en employant ce procédé la on est sûr davoir la place dégagée, les personnes refoulées sentassant sur celles placées derrières elles il sen est suivi pas mal dévanouissements chez les femmes et des pieds écrasés chez les deux sexes. Pour résumer mes impressions je dirai que cétait splendide ; je ne crois pas quon ait jamais fait de funérailles pareilles ou quon en fasse jamais à nimporte quel personnage. Il pourra y avoir plus de pompes, par exemple au lieu du corbillard des parures, au char magnifique comme celui de Gambetta, mais jamais tant de monde, de fleurs, et un enthousiasme si vif. La tête du cortège est partie à 11 heures de larc de Triomphe et la queue nest arrivée quà 7 heures au Panthéon. On a calculé à quelle somme sélevait largent dépensé pour les couronnes et on la estimée à 4 millions, aussi que de belles fleurs que de couronnes splendides, il y en avait qui mesuraient jusquà 8 mètres de diamètres. Cétait réellement féérique, cependant jai trouvé que par moments cela touchait un peu à la cavalcade ; je nai pas approuvé par ex : les applaudissements de la foule pour certains groupes ; je comprends que lon admire mais pas des marques denthousiasme qui sont plus que déplacées en pareille circonstance. Singerie également que ce fiacre vulgaire attelé dun cheval blanc portant deux jeunes filles de 15 ans environ en mousseline blanche avec une couronne de roses blanches aux mains. Somme toute fort peu de recueillement mais en revanche un enthousiasme indescriptible, un vrai jour de grande fête. Que jai plaint ces pauvres soldats, fantassins et cavaliers ; toute la garnison de Paris était aux obsèques ; être sur pied, astiqué, sanglé, gantés depuis 8 heures du matin jusquà 7 heures. Jugez de ce supplice ; si jétais grand homme je défendrais bien quà mes funérailles on me fit lhonneur même dune seule escouade de 4 hommes et un caporal. Ceux qui voudraient maccompagner à ma dernière demeure y viendraient au moins de leur propre gré. Je ne désire cependant pas autant pour le moment ; mon point de mire est ma licence et je ne me néglige point pour la décrocher. L’item « VICTOR HUGO / FUNÉRAILLES (1885) / BELLE LETTRE AUTOGRAPHE D’UN TÉMOIN » est en vente depuis le mardi 20 février 2018. Il est dans la catégorie « Collections\Lettres, vieux papiers\Autographes\Personnalités historiques ». Le vendeur est « autographes-historiques » et est localisé à/en Paris, Ile-de-France. Cet article peut être livré partout dans le monde.
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