OCCUPATION PRUSIENNE 1815 CHATEAUDUN / Très Bon texte

OCCUPATION PRUSIENNE 1815 CHATEAUDUN / Très Bon texte

OCCUPATION PRUSIENNE 1815 CHATEAUDUN / Très Bon texte
Occupation prussienne 1815 – Châteaudun. Paris 01/08/1815 par Becdelièvre-Talaru. À un comte sur les ravages commis par les occupants prussiens à Châteaudun (Eure-et-Loir) et dans les campagnes environnantes, « tout est ravagé, les habitants outragés, vexés de toute manière, les récoltes abandonnées. » Elle lui a déjà remis hier un mémoire signé des habitants, et lui confie aujourd’hui la copie d’une lettre qu’elle vient de recevoir ; « vous y verrez le tableau déchirant des nouveaux malheurs de nos campagnes. » Cette copie est jointe au présent courrier, ainsi qu’un autre courrier avec un aussi intéressant contenu. [probablement juillet en réalité] 1815 : une colonne de 8 à 10.000 artilleurs prussiens s’est installée entre Varize et Poutault, «. Les violences, les vols, le viol, tous les crimes possibles ont été commis à outrance, des septuagénaires n’ont pas été à l’abri. » Les habitants ont fini par s’enfuir. Les prussiens ont brûlé les récoltes, égorgé les volailles, détruit les mobiliers, volé les chevaux. « Cette colonne, par les dégâts et les vols, coûte plus de 50.000 francs par jour où elle passe. » Et la remontée de ces exactions aux autorités reste sans lendemain ; « l’impunité enhardie aux crimes, et loin que les auteurs les expient, le citoyen qui s’est défendu est battu, emprisonné. Il faut le dire, mieux vaudrait une guerre ouverte qu’un semblable état de choses. » 2p petit in-4, TBE. Cette lettre reprend les évènements liés au passage de cette colonne prussienne à Varize, où, dans la nuit du 29 au 30 juillet, ces troupes « ont commis les outrages les plus atroces envers les habitants qui avaient fait leurs efforts pour bien recevoir les troupes alliées. » Ils ont été obligés de s’enfuir et les maisons sont pillées, le commandement prussien ne veut rien savoir, « le maire et l’adjoint ont été très maltraité, pillés, menacés d’être tués, ils se sont évadés sous le bruit de l’arrivée de nouvelles troupes. L’adjoint et sa belle-mère, concierge du château, notaire du pays, ont reçu des coups de fouet en servant les officiers (.) Les femmes de tout âge ont éprouvé des traitements inouïs. Les cannibales ne seraient pas plus atroces. » Quant à l’auteur du courrier, « j’ai 3 fermes dévastées, on a pris mon vin, mon foin, ma paille, mon avoine, et on va s’établir chez moi. » De plus, les prussiens réclament des fourrages, « demain nous sommes menacés d’exécution militaire : on veut de l’avoine, il n’en existe pas, on veut qu’on en batte et elle n’est pas fauchée. » 3p petit in-4, TBE.
OCCUPATION PRUSIENNE 1815 CHATEAUDUN / Très Bon texte

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